mardi 22 novembre 2016

Oman - jour 2

Samedi 29 octobre
Les Wahiba sands

Je me lève très tôt car je ne veux rien perdre du spectacle. Voir le jour se lever sur les dunes.
Je m’installe en haut d’une dune, j’attends le soleil. Je regarde les petites traces de s animaux, je fais des tests avec mon appareil photo.
Je crois que l’on peut se perdre en une minute dans un désert. Il se meut et se transforme au gré des vents. 
   









 Wahiba tient son nom de la plus puissante tribu de bédouins qui vivait autrefois ici. Ce sont d’immenses dunes à la couleur rouille qui s’éclaircissent en certains endroits, pour prendre des teintes dorées. Il y a dans ce désert deux types de sable, dont l’un, plus fin et plus clair, se déplace sur les dunes au gré des vents, créant des teintes changeantes en fonction des moments de la journée.











Nous levons le camp vers 8.30 ou 9.00 et prenons la route jusqu’à notre lieux de campement du soir, toujours dans le désert.

Nous avançons dans le désert et c’est un spectacle permanent.

Je n’ai d’yeux que pour ces gigantesques étendues, je ne pose pas mon appareil mais je prends quand même le temps de regarder autrement qu'à travers mon visuer.
Je rêve du Petit Prince et de Saint Exupéry.

Bien sûr cela va trop vite pour moi et je rêve d’une ou deux journées à dos de dromadaire. Je voudrais prendre le temps, me poser, dessiner, écouter le silence.
Ce sera pour un prochain voyage. Voyager à plusieurs implique un rythme commun, et ce n'est pas celui de la méditation....

C’est tout autre chose mais c’est une belle expérience. Des paysages époustouflants et du stress aussi sans doute pour Philippe qui conduit la voiture avec deux filles et une enfant ;-)

On se plante bien sûr, sinon ce ne serait pas une vraie aventure. Le désert était pour moi un endroit « solitaire » et je me rends compte qu’il n’en est rien. On ne survit pas seul dans le désert. L’équipe est là, chacun attentif aux autres.

On rigole beaucoup, on se découvre autrement.



Après moult péripéties on arrive, avant la tombée du jour, sur le nouveau lieu du bivouac.

Tout est parfaitement organisé, on prend le rythme. On monte les tentes, les tables, on prépare le repas. On a même le luxe d’une petite douche. 20l à 5 personnes… et tout le monde est frais et dispo.




Les enfants se régalent, on voit des frontales se promener dans la nuit.
A la fin du repas, on éteint tous les lumières et on contemple, une nouvelle fois, le ciel immense rempli de milliers d’étoiles. Je regrette de ne pouvoir le prendre en photo.


Une belle nuit de sommeil nous attend dans le silence des Wahiba Sands.

jeudi 17 novembre 2016

Vacances à Oman

Même si ce blog n'a pas vocation à parler de voyages, j'ai très envie de vous faire partager la belle aventure que je viens de vivre.

Depuis mon adolescence je rêve de désert et depuis le jour où j'ai découvert Oman, il y a 6 ou 7 ans, je ne rêve que d'une chose : aller visiter ce pays.
Ce rêve est enfin devenu réalité grâce à Nicolas et Darlène qui nous ont si merveilleusement accueillis chez eux et grâce à mon amoureux qui m'a offert ce voyage.

Depuis l'achat des billets en avril 2016, j'ai compté presque chaque jour qui nous séparait du départ.
Le jour est enfin arrivé et après un Montpellier-Toulouse en voiture, un Toulouse-Amsterdam et un Amsterdam-Mascate, on est enfin arrivés.

Je vais donc en quelques post vous raconter ce voyage.

Arrivés très tard le 27 octobre, nous avons eu une petite nuit de récupération et nous sommes partis dès le lendemain pour 3 / 4 jours dans le désert.




Je dois avouer que nous avons eu des vacances grand luxe. Nos amis sur place avaient tout organisé (location de voiture, préparation de tout ce qu’il faut pour les bivouacs…), bref on a juste eu à profiter !

Vendredi 28 octobre
Nous partons donc dès 8h30 pour le Wadi Bani khalid.

Alors la première question à laquelle il faut répondre. Qu’est-ce qu’un Wadi.
C’est tout simplement un oued, c’est-à-dire un cours d'eau où l'alimentation s'effectue presque uniquement par ruissellement et qui s'achève généralement dans une dépression fermée ou qui disparait.

A 3 h de route de Mascate environ, le Wadi Bani Khalid est un bassin naturel situé dans une vallée étroite à 600 mètres d'altitude. On s'y baigne, dans une eau turquoise et chaude, avec pour décor un magnifique paysage de désert montagneux.

L'accès n'a pas toujours été facile, on a marché une petite heure (peut-être plus d'ailleurs) avec des passages par la rivière ou l'escalade d'un tronc de palmier par exemple mais cela valait la peine.









Après le pique nique et une belle pause baignade nous avons repris la route vers le désert afin de monter le camp avant la tombée de la nuit.

Petite séance de dégonflage des pneus pour attaquer les dunes. J’avoue que j’étais un peu déçue car je trouvais que ça allait trop vite. Pas assez de temps pour admirer les paysages. Je me serais bien arrêtée tous les 50 mètres pour faire des photos.
Mais j’ai compris pendant ces quelques jours que le désert reste un endroit « hostile » où l’on pouvait se planter très vite et perdre beaucoup de temps pour se désensabler.

Heureusement nous avions une équipe de choc qui connait bien le terrain et qui était plutôt bien équipée.





Nous avons passé une première soirée magique dans l'immensité du désert.
Contempler des milliers d'étoiles est un moment extraordinaire.
J'avoue avoir eu un petit coup de blues ce premier soir. 

Comme Simba qui contemple le ciel, j'ai beaucoup pensé à mon grand-père dans le silence du désert omanais.